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avion rafale

Le Rafale est un réel avion de combat qui eu l’opportunité de prouver sa valeur opérationnelle autant en simulation lors d’opérations internationales, mais surtout directement sur le terrain. Depuis 2006, les Rafale Air et Marine ont été très souvent engagés en Afghanistan où ils ont brillamment réussi, et démontré une incontestable efficacité. L’Armement Air-Sol Modulaire AASM, les bombes guidées laser, et le canon de 30 mm ont été utilisés à de nombreuses reprises avec d’excellents résultats, et des coups au but d’une précision remarquable. Plus récemment, les RAFALE Air et Marine ont été engagés dans les opérations de la coalition en Libye.

Le Rafale en Afghanistan :
À partir du 12 mars 2007, trois Rafale de l'armée de l'Air basés à Douchanbé au Tadjikistan et trois autres de la Marine nationale déployés à bord du Charles-de-Gaulle débutent des opérations de soutien aux forces en Afghanistan. Ces appareils sont modifiés en urgence pour pouvoir larguer des bombes à guidage laser, ce qui n'était pas prévu dans la version F2. Toutefois, ils ne sont pas autonomes et doivent compter sur les Mirage 2000 ou les Super-Étendard pour « illuminer » la cible. Le 28 mars 2007, un Rafale M F2 de la Marine nationale largue une bombe guidée laser GBU-12 Paveway II de 277 kg à la demande des troupes néerlandaises, tandis que le 1er avril 2007, c'est au tour d'un Rafale B F2 de l'escadron de chasse 1/7 Provence de tirer une bombe guidée laser GBU-12 contre une grotte présumée abriter des Talibans dans la région de Helmand. Dès le 8 février 2008, trois Rafale (des B F2 pendant le premier détachement puis des C F2 équipés de l'AASM pendant le second), sont déployés sur la base de Kandahar en Afghanistan où ils rejoignent les trois Mirage 2000 D présents depuis le 26 septembre 2007 et remplacent les trois Mirage F1CR présents depuis le 29 octobre 2007. À partir du 13 janvier 2009, trois Rafale de l'escadron de chasse 1/7 Provence de la base aérienne Saint-Dizier-Robinson sont stationnés sur la base aérienne de Kandahar en Afghanistan, où ils relèvent trois Mirage 2000D. Outre l’utilisation d’armement lorsque nécessaire, le Rafale remplit également sa mission de reconnaissance et d’analyse de données.

 

Le Rafale en Libye :
À partir du 19 mars 2011, des Rafale de l'Armée de l'air et de l'Aviation navale françaises participent à l'opération Harmattan en Libye dans le cadre de la résolution 1973 du Conseil de sécurité des Nations unies, dont l'objet est la protection des civils pris sous le feu des forces du colonel Kadhafi et l'application d'une zone d'exclusion aérienne au-dessus de la Libye. Le Rafale est le premier appareil à effectuer une frappe offensive en Libye, notamment en détruisant un blindé à plus de 50 km de distance avec une munition AASM. Le 24 mars 2011, un Rafale détruit au sol un Soko G-2 Galeb libyen alors qu'il venait d'atterrir à une distance de 55 km. Toujours dans le cadre de cette résolution, les Rafale français ont été impliqué dans des missions de bombardement contre les forces pro-Kadhafi et sont également crédités d'au moins quatre autres destructions d'avions et d'hélicoptères au sol. Pendant les 226 jours de l'opération, 1039 sorties et 4 539 heures de vol ont été réalisées par les Rafale de l'armée de l'air, 616 sorties et 2 364 heures de vol par ceux de la Marine. Environ 45 % des sorties, soit 850, concernaient des missions offensives, réparties approximativement de la manière suivante : environ la moitié ont donné lieu à des tirs d'armement, 45 % pour la reconnaissance et 10 % pour des missions de ravitaillement en vol, celles-ci menées par les Rafale M en configuration « nounou Texaco » 2 bidons de 2 000 litres (la configuration « super nounou » de 4 bidons de 2 000 litres n'a jamais été nécessaire en raison de la proximité du champ de bataille). Sans ravitaillement en vol le Rafale peut patrouiller 3h15 à 150 km de sa base, contre 2h30 pour le Typhoon, 1h15 pour le Gripen caractéristiques qui ont été très utiles lors de l'application de la résolution 1973 de l'ONU en Libye. La maintenance ayant été optimisée dès la conception, seules 310 personnes ont été nécessaires pour les 16 appareils de l'armée de l'air avec un taux de disponibilité remarquable de 95 %. La confiance des instances décisionnelles dans les capacités SPECTRA était telle que les pilotes français commencèrent les opérations sans avoir besoin de soutien aérien SEAD ou de bombardement préalable par des missiles de croisière.