avion de chasse
 
 
rafale marine
 
 
 
 

Le projet du Rafale est né dans les années 1980 alors que l’armée française souhaitait uniformiser ses avions militaires, et notamment de combat. En effet, à l’époque, l’armée de l’air disposait de 7 types d’avions différents, pour l’armée de l’air et la Marine. L’objectif était d’arriver à un appareil unique pour les années 2025-2030. Cela sera le programme Rafale, développé par le constructeur français Dassault Aviation. Le Rafale doit ainsi remplir toutes les missions anciennement dévolues à ces appareils, dont la possibilité d'effectuer une frappe nucléaire.

Le design de l’avion est typique des bureaux d’études de Dassault avec une voilure en aile delta, mais avec un empennage en canard (les deux ailettes au nez de l’avion) qui permettent de maximiser la manœuvrabilité de l’avion de combat. Toutes les commandes sont électriques et permettent d’effectuer des manœuvres supportant un facteur de charge extrême, allant jusqu’à 10G. Cet avion exceptionnel est propulsé par deux moteurs développés spécifiquement par le constructeur Snecma. Les moteurs sont des turboréacteurs qui bénéficient de la postcombustion, notamment pour faciliter le décollage sur piste courte, comme un porte-avion.

Le Dassault Rafale sera décliné en 3 versions. Le Rafale M est pour la marine, capable de décoller et atterrir sur un porte-avion. Le Rafale C, monoplace, décollera de bases terrestres, tout comme le Rafale B, biplace, dédié à l’entrainement des pilotes ainsi qu’à certaines missions requérant un navigateur ou autre compétence spécifique. Le Rafale est un bijou de technologie et de puissance qui lui permet d’atteindre Mach 1.8, mais surtout de pouvoir réaliser des missions très variées. C’est pourquoi sa désignation est « omnirôle ».

 

Le Rafale a été déployé, mis en service, en Mai 2001. Le Gouvernement français a passé commande pour 286 avions, dont 36 Rafale M, 38 biplaces et 37 monoplaces. Avec le temps, Dassault Aviation délivre le Rafale pour avoir une livraison finale autour de 2025. Egalement, les développements des séries se feront avec le temps, en permettant le développement des capacités opérationnelles.  Au début, les fonctionnalités se font sur le air-air, puis air-sol, puis a été ajoutée la fonction de reconnaissance, jusqu’à ajouter la capacité de frappe nucléaire.

Le Rafale est un avion de génération 4++, très proche des avions de cinquième génération comme le F-22 ou JSF F-35. La différence principale tient notamment au fait que le Rafale est un avion semi-furtif. Il est semi furtif à cause de son design en aile delta et des canards qui ressortent du corps principale et qui accentue la signature du Rafale. Néanmoins, celle-ci est réduite grâce à l’utilisation de matériaux composites qui absorbent les ondes radars, mais aussi du placement des entrées d’air, et de la réduction de la signature infrarouge des moteurs. La verrière est également recouverte d’une fine couche d’or, qui absorbe les ondes.

Malgré sa technologie, le Rafale a du mal a transformer à l’export. Le F-15 américain a souvent été préféré au Rafale, notamment par la Corée du Sud et Singapour, mais aussi le F-16 par le Maroc et la Pologne.  La Libye, pourtant libérée par le Rafale a choisie le Su-35. Le Koweit a penché pour le F/A-18 et le Super Hornet pour sa marine. Et ensuite, c’est souvent l’Eurofighter Typhoon, le concurrent européen, ainsi que e Gripen ou encore le F-35 qui sont préférés au Rafale. Ceci révèle un problème de positionnement prix/produit car le Rafale est très cher, aussi cher qu’un avion de cinquième génération, mais avec des performances moindres.